Montherlant ou l’effort de fidélité au songe de la guerre

Résumé : Comme l’écrit Montherlant dans Chant funèbre pour les morts de Verdun, paru en 1925, la guerre a démontré que l’homme est un animal poétique et spirituel et que c’est bien l’imagination et non la raison qui mène son monde. Les soldats de 14 ne sont pas morts pour rien mais ils ne sont pas morts non plus pour des idéaux qu’il faudrait sacraliser en tant que tels. Patrie, nation, civilisation n’ont aucun caractère d’absoluité. Ce sont des folies provisoires que les hommes se donnent pour donner à leurs vies leur éclat le plus grand. La guerre devrait apprendre à ceux qui ont dû la faire la lucidité face à ces grands objets idéels pour lesquels ils se sont battus en reconnaissant à la fois leur nécessité et leur relativité, drapeaux aussi essentiels qu’éphémères.
Type de document :
Article dans une revue
Babel : Littératures plurielles, La Garde : Faculté des lettres et sciences humaines - Université de Toulon et du Var, 2013, pp.29--56. 〈10.4000/babel.3358〉
Liste complète des métadonnées

https://hal-univ-tln.archives-ouvertes.fr/hal-01324944
Contributeur : Cécile Ferran <>
Soumis le : mercredi 1 juin 2016 - 16:20:43
Dernière modification le : dimanche 5 novembre 2017 - 14:36:02

Identifiants

Collections

Citation

Emmanuel Godo. Montherlant ou l’effort de fidélité au songe de la guerre. Babel : Littératures plurielles, La Garde : Faculté des lettres et sciences humaines - Université de Toulon et du Var, 2013, pp.29--56. 〈10.4000/babel.3358〉. 〈hal-01324944〉

Partager

Métriques

Consultations de la notice

35