Folie et société(s) au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance

Résumé : Dans le chapitre d’ouverture de son Histoire de la folie, Foucault convoque pêle-mêle différents objets pour faire naître deux idées fortes : l’emblème que constitue la Nef des fous d’une part, et d’autre part le grand partage entre expériences cosmique et critique de la folie. Il fallait retisser les fils volontairement dénoués par Foucault, afin de mettre en lumière d’autres perceptions et usages de la folie au sein des sociétés médiévale et renaissante. Je me suis appuyée sur certains des textes qu’il convoque, notamment le Monopolium philosophorum et la Blauwe Schuit, pour souligner les liens qui unissent ces textes au Narrenschiff de Brant, mais aussi à des pratiques sociales, en particulier les fêtes des Fous et les « sociétés joyeuses ». Ce que l’on appelle « folie » s’avère ainsi participer plutôt d’un rite social de fragilisation-réinstauration de l’ordre, même si elle coexiste, en lui empruntant certains traits, avec une autre forme de folie, véritable maladie que l’on tentait de guérir par des pélerinages, mais face à laquelle on restait le plus souvent démuni.
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Babel : Littératures plurielles, La Garde : Faculté des lettres et sciences humaines - Université de Toulon et du Var, 2012, pp.121--148. 〈10.4000/babel.2013〉
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Contributeur : Cécile Ferran <>
Soumis le : samedi 4 juin 2016 - 11:25:29
Dernière modification le : mercredi 21 mars 2018 - 10:54:06

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Christine Benevent. Folie et société(s) au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance. Babel : Littératures plurielles, La Garde : Faculté des lettres et sciences humaines - Université de Toulon et du Var, 2012, pp.121--148. 〈10.4000/babel.2013〉. 〈hal-01326620〉

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