Élégie fin de siècle et mort du lyrisme

Résumé : Après les années romantiques qui semblent en marquer l’apogée, l’élégie de la deuxième moitié du XIXe siècle peut apparaître comme un genre suranné et nettement moins revendiqué. Elle entre pourtant en résonance avec le motif de la mort du poète ou de la poésie, motif d’abord romantique mais dont l’urgence frappe encore davantage les post-romantiques : que dire encore après les chefs d’œuvre élégiaques de la 1re moitié du siècle ? Rien d’autre sans doute que la disparition programmée du lyrisme élégiaque et personnel. Le « je » s’en va et n’a de cesse, des sonnets-tombeaux de Mallarmé aux Élégies de Verlaine en passant par les Complaintes de Laforgue, que d’exposer sa misère en transformant, dans une sorte d’alchimie du verbe, la disparition du lyrisme en lyrisme de la disparition. Et, de ce point de vue, la référence à l’élégie comme « chant de deuil » est inévitable.
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Babel : Littératures plurielles, La Garde : Faculté des lettres et sciences humaines - Université de Toulon et du Var, 2005, pp.123--144. 〈10.4000/babel.1049〉
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Contributeur : Cécile Ferran <>
Soumis le : mercredi 8 juin 2016 - 16:23:00
Dernière modification le : jeudi 15 mars 2018 - 16:56:04

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Hugues Laroche. Élégie fin de siècle et mort du lyrisme. Babel : Littératures plurielles, La Garde : Faculté des lettres et sciences humaines - Université de Toulon et du Var, 2005, pp.123--144. 〈10.4000/babel.1049〉. 〈hal-01329042〉

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