Identité britannique et identité européenne dans la politique du New Labour

Résumé : Tony Blair a placé la question de l’identité au cœur de son discours sur l’Europe. Selon lui, identité britannique et identité européenne devaient être complémentaires et non antagonistes. Cette ambition a cependant montré ses limites, d’une part à travers ce qui a été perçu comme une préférence atlantiste de Tony Blair, et d’autre part sur la question de l’adhésion du Royaume-Uni à la monnaie unique. En outre, la montée du UK Independence Party traduit une réaction nationaliste au discours travailliste visant à donner une dimension européenne à l'identité britannique. Au lendemain de son départ de Downing Street, il est clair que Tony Blair n’a pas réussi à convertir les Britanniques à l’Europe, ce qui ne doit néanmoins pas occulter le fait qu’il est le Premier Ministre le plus pro-européen qu'ait connu le Royaume-Uni depuis Edward Heath. L’arrivée de Gordon Brown laisse a priori suggérer un recul de la politique pro-européenne des années Blair. On sait le nouveau Premier Ministre moins enthousiaste et plus prudent que son prédécesseur, en particulier sur l'euro, que ses cinq critères économiques ont tenu à distance de la Grande-Bretagne depuis 10 ans.
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Observatoire de la société britannique, La Garde : UFR Lettres et sciences humaines, Université du Sud Toulon Var, 2008, pp.273--283. 〈10.4000/osb.709〉
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Contributeur : Cécile Ferran <>
Soumis le : lundi 13 juin 2016 - 11:06:04
Dernière modification le : jeudi 15 mars 2018 - 16:56:07

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Karine Tournier-Sol. Identité britannique et identité européenne dans la politique du New Labour. Observatoire de la société britannique, La Garde : UFR Lettres et sciences humaines, Université du Sud Toulon Var, 2008, pp.273--283. 〈10.4000/osb.709〉. 〈hal-01330917〉

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