L’amnésie chez G. García Márquez

Résumé : La disparition comme mort, rupture et brisure de notre temps historique hante les romans caraïbes et plus particulièrement ceux de Gabriel García Márquez. L’auteur colombien met en évidence la difficulté qu’il y a à raconter une histoire collective, celle de Macondo et plus largement celle de la terre latino-américaine, inavouable parce qu’inséparable de la violence qui préside à la fondation de la cité et à son développement. Ce souvenir inacceptable de la violence originelle se traduit par la thématique de l’amnésie collective qui, dans Cent ans de solitude, frappe le village de Macondo, que cette amnésie traduise le refoulement dans l’oubli du génocide indien, ou celui du massacre des grévistes de la United Fruit Company. L’évocation romanesque des disparitions –disparitions physiques, mais aussi culturelles, puisqu’elles touchent la mémoire, le sommeil et le langage– se fait par des distorsions narratives où la présence du surnaturel se conjugue avec celle du burlesque, dans l’esthétique propre au « réel merveilleux ». Ici, les drames de l’histoire trouvent leurs échos dans la dérision fictionnelle, et par la disparition l’histoire devient littérature…
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Babel : Littératures plurielles, La Garde : Faculté des lettres et sciences humaines - Université de Toulon et du Var, 2006, pp.121--139. 〈10.4000/babel.903〉
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Contributeur : Cécile Ferran <>
Soumis le : mercredi 8 juin 2016 - 14:28:28
Dernière modification le : dimanche 5 novembre 2017 - 15:58:04

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Joël Fauchier. L’amnésie chez G. García Márquez. Babel : Littératures plurielles, La Garde : Faculté des lettres et sciences humaines - Université de Toulon et du Var, 2006, pp.121--139. 〈10.4000/babel.903〉. 〈hal-01328787〉

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